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Festival International de la Photographie Culinaire 2018

9ème édition La Cuisine du bonheur

Sous le parrainage de Régis Marcon

Les lentilles d’or sont les prix remis aux photographes Lauréats

 

 

 

 

 

 

Le Grand Prix

 

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire. Remise des trophées Lentilles d’Or FIPC 2018 Bibliothèque nationale de France.

Crédit Photo JL Vandevivere

 

 

 

 

 En images, la cuisine du bonheur selon Elodie Petit:

 

 

 

                    

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre avec Elodie Petit

 

 

Bonjour Elodie Petit, pouvez-vous nous parler de vous de votre formation, votre parcours?

J’ai fait une école de photographie sur les conseils de Lucien Clergue que j’avais eu la chance de rencontrer lorsque j’étais encore en terminale. L’école Icart Photo proposait une formation en 3 ans. À la sortie de l’école j’ai démarré la photographie automobile.

 

– Vous voulez bien nous raconter votre première photo?

 J’ai fait ma première photographie à l’âge de 5 ans avec le Polaroïd de mes parents qui l’utilisait pour les repérages qu’ils faisaient en événementiel. Je faisais des mises en scènes avec mes poupées et mes animaux (chiens et chat).

– Comment devient-on photographe culinaire?

Je suis devenue photographe culinaire par hasard.

Je faisais des photos de 4×4 pour Lada et au salon de l’automobile. J’ai rencontré par hasard Nicolas Lecoeur PDG d’un traiteur parisien qui venait de naître à l’époque (Fleur de mets). En voyant les photos que j’avais dans ma carte mémoire ce soir là il m’a dit aimer ma façon de raconter des histoires. Il m’a proposé de faire les photos de la carte été de ce traiteur.

Je lui dois beaucoup car il m’a donné ma chance alors que je n’avais pas d’expérience.
 

 

 

– Quelle est, et quelle a été  la place de la photo dans votre vie

Essentielle. Après mes premiers Polaroïd, j’ai vu un gorille dans la brume avec Sigourney Weaver et j’ai su dès la fin du film que je voulais devenir photographe et faire des images jusqu’à mon dernier jour comme elle.

 

 

– Qu’est-ce qui vous inspire en général?

Ce qui m’inspire le plus ce sont les gens passionnés et ce qui ressort de leur création. Ce qui m’inspire ce sont les rencontres et la diversité qu’elles apportent.

 

 

– Vous avez beaucoup exposé? Où peut-on voir votre travail?

 J’ai commencé à exposer l’année dernière avec le festival. Avant je ne me sentais pas légitime. J’avais peur de montrer mon travail en grand format. Jean Pierre Stéphan est un homme tellement encourageant et bienveillant qu’il m’a donné goût. J’ai exposé plusieurs fois depuis et ma prochaine exposition sera les week ends du 8 et 9 et 15 et 16 décembre à l’occasion du marché de noël des portes d’or (quartier de la goutte d’or paris 18 eme) 

 

 

– Que faites-vous actuellement?

Je travaille en tant que photographe culinaire indépendante pour des traiteurs et des restaurants ainsi que des marques de champagne.

 

 

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire. Remise des trophées Lentilles d’Or FIPC 2018 Bibliothèque nationale de France.

Crédit photo JL Vandevivere

 

 

– Vous venez de remporter le Grand Prix, quel effet cela vous fait?

Je suis extrêmement touchée. Je n’ai jamais remporté de prix et je suis particulièrement fière que ce soit ce jury de nombreuses personnalités que j’admire aient pu être touchées par mon travail.

– Comment êtes-vous installée? Vous avez un atelier, vous avez une équipe?

Je travaille le plus souvent chez les chefs directement dans leur labo ou je monte mon studio au plus près de leurs cuisines. Mais il m’arrive également de les recevoir chez moi ou j’ai un grand espace de travail et une cuisine familiale.

 

– Quels sont vos projets? Comment envisagez-vous le futur à présent?

 Je continue de travailler avec des traiteurs et des chefs, des pâtissiers. Je continue d’exposer aussi mon travail personnel sur la transparence. Et enfin, je vais commencer à réfléchir sur le thème du festival de l’année prochaine pour les 10 ans!

 

 

Découvrir l’artiste dans le cadre de l’exposition collective « Artistes de la Goutte d’Or », qui aura lieu au cours des deux prochains week-ends:

Samedi 8 et Dimanche 9 décembre 
Samedi 15 et Dimanche 16 décembre
de 14h à 20h

ATELIER ONE PLANET
38, rue Myrha
75018 Paris

 

 

Les participants à l’exposition sont des peintres, des dessinateurs, sculpteurs, photographes, mosaïstes, stylistes, créateurs de bijoux… Tous habitent et travaillent dans le quartier de la Goutte d’Or. L’association Portes d’Or, qui organise, est née de la volonté de rassembler ces artistes, de les faire se rencontrer et de permettre au public de découvrir leurs travaux.

 

 

http://elodiepetit.com/portfolio-item/a-travers/

 

 

 

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire. Remise des trophées Lentilles d’Or FIPC 2018 Bibliothèque nationale de France.

Crédit Photo JL Vandevivere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire 2017

8ème édition Gastronomie et Haute Couture

Sous le parrainage de Franck Sorbier et Christian Le Squer

Les lentilles d’or sont les prix remis aux photographes Lauréats

 

 

 

 

 

 

 

YeonJu Sung

Grand Prix 2017

Festival International de la Photographie Culinaire

8ème édition Thème Gastronomie et Haute Couture

Avec son « Alimentation à Porter », elle remporte deux prix

Dont le Grand Prix de la Photographie de l’alimentation

 

 

 

 

Photo 1 – Aubergine

Photo 2 – Ciboulette

Photo 3 – Lotus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour YeonJu Sung, pouvez-vous nous parler de vous de votre formation, votre parcours.

Bonjour. Je suis née dans une famille banale, tout à fait normale. Depuis toute petite, j’ai toujours aimé les habits, et j’ai souvent joué à dessiner des vêtements. J’aime l’art et la couture, mais j’ai choisi d’entrer dans une école d’art car on m’a dit que dans une école de couture je ne pourrais pas peindre, et moi, je voulais peindre. Ce faisant,  la couture me manquait. Et comme j’étais toujours attirée par la couture sans vouloir en faire mon métier, je me suis dit que j’allais me mettre à la couture d’ habits éphémères.

 

Pouvez-vous nous parler de votre première création?

Ma première oeuvre est une pomme en peinture à l’huile. Je voyais toujours ma mère éplucher des pommes. Une fois j’ai peint une des ses épluchures de pomme au fil ininterrompu, j’en ai fait une robe. C’était en troisième année universitaire, début de personnalisation du travail des étudiants.

 

 

C’est comme ça que vous en êtes venue à utiliser la nourriture?

Oui, parce que je voulais faire de la mode éphémère. J’ai donc pensé aux aliments.

 

 

Nous avons abordé la peinture et la couture, quelle est la place de la photo dans tout ça?

Je voulais montrer des objets réels, sans peinture et puisque les aliments sont éphémères la photographie est  un bon moyen pour les immortaliser. Alors j’ai décidé de faire de la photo. C’était en 4ème année. La photographie n’était pas au programme, je m’y suis mise moi-même, je suis autodidacte.

 

 

Qu’est-ce qui vous inspire en général?

Je vais très souvent au marché. Quand je voyage, je vais toujours au marché. Je suis très attentive aux objets et à leurs formes, réceptive quant à la disposition ou à la présentation des aliments. La nature dans l’assiette, moi je la perçois différemment.

 

 

Vous avez beaucoup exposé, où peut-on voir vos oeuvres?

Vous pouvez voir une de mes oeuvres au musée d’art contemporain de Hyundai en Corée du sud. J’ai utilisé de la peau de banane pour cette création.

 

 

Que faites-vous actuellement?

Je suis en train d’explorer une nouvelle piste qui consiste à poser de la nourriture sur le corps, car il y a un effet de corrélation corps/nature, et ça donne quelque chose de différent de poser de la nourriture sur de la matière vivante plutôt que sur un mannequin en plastique.

 

 

Vous venez de remporter deux prix, quel effet cela vous fait?

 

Je suis vraiment très heureuse, et je ne m’y attendais pas du tout. Mon agent m’a beaucoup poussée à participer à ce festival. C’est elle qui s’est occupée de tout quand elle a vu que le thème me correspondait. Moi j’étais plutôt méfiante, car je me posais beaucoup de questions. Une fois convaincue, je lui donné carte blanche.

 

Quels sont vos projets? Comment envisagez-vous le futur?

Je n’ai pas de projet particuliers.  Je poursuis mon travail. Je prends la vie comme elle vient.

 

Comment êtes-vous installée là-bas en Corée du Sud, vous avez une équipe?

Non, je travaille en solo dans mon atelier d’une vingtaine de mètres carrés.

 

On peut dire que vous êtes comblée, à moins que la peinture et la couture ne vous manquent.

Je pratique toujours  la peinture en hobby. Quant à la couture, ne l’ayant jamais réellement pratiqué ça ne manque plus tellement.