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Festival International de la Photographie Culinaire 2019

10ème édition L’audace en cuisine

Sous le parrainage de ROMAIN MEDER

Les lentilles d’or sont les prix remis aux photographes Lauréats

 

 

Le thème en 2019 : l’audace en cuisine

 

 

 

 

Le Grand Prix

Rencontre avec Pauline Daniel, Lauréate Grand Prix Fipc 2019

 

 

 

Cérémonie officielle de remise des Lentilles d’Or 2019 Ministère de la Culture.

Pauline Daniel entourée du Jury

Crédit Photo JL Vandevivère

 

 

 

 

En images, « L’audace en cuisine », selon Pauline Daniel

(crédit Pauline Daniel)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bonjour Pauline Daniel, pouvez-vous nous parler de vous de votre formation, votre parcours?

Bonjour Marianne et merci beaucoup !

J’ai fait des études dans le domaine de l’artistique : licence d’Art Plastique à l’Université Paris I en 1998 puis diplômée  en 2002 de l’Ecole Nationale Supérieure de la photographie d’Arles qui est une école d’Art.

 

– Pouvez-vous nous parler de votre première photo?

Cela ne date pas d’hier !  Je peux vous parler de ma première émotion photographique ; la magie du laboratoire Noir & Blanc.

J’ai eu la chance d’être initiée à la photographie par une merveilleuse enseignante passionnée à l’Université St Charles ; Elisabeth Fuksa-Anselme.

J’ai découvert à ses cotés la révélation des images argentiques noir et blanc dans la chambre noire, cela m’a bouleversé et la photographie ne m’a plus quittée. J’ai tout de suite su, et voulu en faire mon métier.

 

 

– Comment devient-on photographe culinaire?

Le hasard m’a permis de réaliser un stage en tant qu’assistante auprès du très grand Photographe culinaire Michael Roulier et de son styliste Emmanuel Turiot durant mes études.

La découverte de ce genre photographique m’avait fascinée, aussi bien au studio, avec le travail précis sur le cadrage et la lumière, qu’en cuisine, avec cette manière de dorer amoureusement une cuisse de

poulet ou d’installer méticuleusement un oignon à la pince à épiler.

Cette petite graine a mis longtemps à germer dans mon esprit car ce n’est que beaucoup plus tard, après mes études et de nombreux voyages, que j’ai décidé de me lancer à mon tour en 2009.

 

 – Quelle est, et quelle a été  la place de la photo dans votre vie

Comme je vous l’ai dit, lorsque j’ai découvert la photographie durant mes études je l’ai immédiatement adoptée comme medium de prédilection.

J’ai laissé crayons et pinceaux pour découvrir toutes les subtilités de l’écriture de la lumière. Je suis très fière de réussir à en vivre aujourd’hui car cela a toujours été mon objectif mais a nécessité énormément

de travail pour y parvenir. La photographie remplit donc toute ma vie professionnelle, c’est elle qui me fait vivre mais elle remplit aussi ma « vie créative ».

En plus des commandes quotidiennes des clients, j’utilise la photographie pour des réalisations beaucoup plus personnelles et j’expose régulièrement ce travail d’auteur.

En revanche, je n’utilise pas, ou très peu, la photographie dans ma vie personnelle ; très peu de photos de famille, de vacances ou de voyage.

L’œil a besoin de repos parfois. Et je ne sais pas faire les choses à moitié (je risquerai de rester des heures à chercher le bon cadrage quand mon fils veut juste sauter d’un arbre).

Et je ne prends pas mes plats en photo au restaurant non plus. J’essaye de rester dans l’instant présent pour tous ces moments là.

 – Qu’est-ce qui vous inspire en général?

 

La Nature. Tres clairement et sans hésitation. Les feuilles, les arbres, un caillou, une forme de branche, mais aussi l’intérieur d’une orange en la regardant de très près et en détail, les écailles d’un poisson, la

moisissure qui se forme sur un citron, le mouvement de l’eau dans le recoin d’une rivière …

 

 

– Vous avez beaucoup exposé? Où peut-on voir votre travail? 

Oui j’ai beaucoup exposé. Cela fait partie du cycle de création. On ne peut pas créer dans son coin et tout laisser dans une boite. Enfin je pense. J’ai besoin, à un moment de partager avec l’autre et d’avoir un

retour. Cela permet d’avancer aussi.

J’ai une exposition prévue à partir du 21 décembre 2019 à la Galerie la Salle des machines à la Friche de la Belle de mai à Marseille.

 

 

 – Que faites-vous actuellement?

Je souhaite poursuivre la « Série noire » que j’ai commencé il y a un moment et qui m’a permis de remporter ce prix. Cela fait longtemps que je l’ai en tête et j’aimerai produire une dizaine d’images en

monochrome, cela fait partie de mes projets en cours.

 

– Vous venez de remporter le Grand Prix, quel effet cela vous fait?

Je suis extrêmement fière et honorée. Ce festival a vraiment eu une place importante dans mon parcours, il m’a permis, depuis longtemps, de sortir des sentiers battus, de sortir du cadre, de m’affranchir de

toutes limites, d’avoir de l’audace … Je lui en suis reconnaissante et ce prix a donc d’autant plus d’importance pour moi.

Et la reconnaissance fait toujours du bien pour compenser tous les moments de solitude et de découragement dans le studio …

 

 

– Comment êtes-vous installée? Vous avez un atelier, vous avez une équipe?

J’ai un grand studio photo que je viens de créer en réhabilitant une ancienne carrosserie à Avignon. C’est tout nouveau et c’est un véritable bonheur d’avoir cet espace de travail. Cela change tout dans la

pratique. Je reçois tout le temps les clients, les directeurs d’agence et les directeurs artistiques, mais je travaille seule.

 

– Quels sont vos projets? Comment envisagez-vous le futur à présent?

J’ai mille projets. Beaucoup de séries en tête, à réaliser mais je manque tellement de temps pour tout faire. A part la « série noire » je pense que le prochain projet sera un travail dans la nature. Ce n’est pas

encore complètement défini, il faut le temps de maturation.

 

 

 

 

 

 

 

Nouveauté 2019

Cette année: un prix a été décerné dans une toute nouvelle catégorie

Il s’agit du prix « Press Club « 

Thème « L’audace en cuisine »

 

 

 

Rencontre avec Gilles Auteroche

Lauréat Prix Press Club Fipc 2019

 

 

 

 

 

 

 

Gilles Auteroche et Romain Meder le Parrain 2019

crédit photo JL Vandeviviere

 

 

 

 

En images: « L’audace en cuisine », selon Gilles Auteroche

Crédit Gilles Auteroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 – Bonjour Gilles Auteroche, pouvez-vous nous parler de  vous de votre formation, votre parcours?

Bonjour Marianne, alors j’ai une formation photographique pratiquement autodidacte.

J’ai débuté en argentique, petit, moyen et grand format, diapo couleur, film noir et blanc, longues journées en chambre noire ( garage ou cave aménagé(es) ).

Puis le numérique est arrivé tranquillement et la post production sur l’ ordinateur a pris une place importante.

Après un parcours dans l’électronique, j’ai travaillé pour un couple de photographes. Durant 2 ans, j’ ai appris certains points essentiels qui font la différence entre l’amateur et le pro (je parle d’efficacité, du commercial, de certaines techniques de prise de vue..).

J’ai ensuite cherché à développer le côté artistique de la photographie et à plus m’impliquer dans des reportages et projets qui me tenaient à cœur.

Pouvez-vous nous parler de votre première photo?

C’est le Polaroïd de mes parents et cette feuille qui sort du boîtier avec ce léger bourdonnement assez caractéristique. Puis la magie de la chimie qui fait apparaître une image légèrement floue, aux couleurs uniques dont nos filtres actuels essaient de reproduire!

Sincèrement je ne sais plus ce que j’avais pris en photo…

– Comment devient-on photographe culinaire?

Alors je ne sais pas car je ne fais pas que du culinaire. En tout cas pour ma part, j’aime manger, et c’est déjà primordial.

Puis, il faut passer par la lecture de livres illustrés de recettes, s’inspirer des images de photographes culinaires.

Et enfin trouver son propre style, ses préférences…

 – Quelle est, et quelle a été  la place de la photo dans votre vie?

Je ne faisais pas forcément beaucoup de photo durant mon adolescence. J’ai commencé assez tard, vers 23 ans, même si, l’été le célèbre jetable était de la partie !

Mais après avoir touché mon premier boîtier, ça a été une révélation, et depuis, j’ai toujours un appareil avec moi.

 – Qu’est-ce qui vous inspire en général?

C’est souvent en voyant une scène, un objet, un aliment qu’ un déclic se fait. Les expos photos des photographes connus ou moins connus sont également très importantes dans mon inspiration et ma recherche personnelle. On s’enrichit en découvrant les regards d’auteur des autres.

Vous avez beaucoup exposé? Où peut-on voir votre travail?

Pas beaucoup d’expo car je n’avais pas eu l’opportunité ni le désir de montrer des séries incomplètes…

J’ai effectué des expositions dans quelques galeries de peintre, salle d’attente des entreprises, médiathèques, salles d’expositions de petites villes en expo collective.

J’expose également avec le Festival International de la Photographie Culinaire depuis 2 ans, et  à Paris durant le Salon de la photo et dans une Mairie de la capitale.

Mon travail est visible sur mon site internet www.gilles-photographe.com et sur mes pages Fb et insta.

 – Que faites-vous actuellement?

Je travaille dans différents domaines : photographie pour entreprise avec reportage, couverture d’événements, « corporate », photos de produits (objets ou culinaires), photographie immobilière, architecture.

Dans mon travail d’auteur, je continue actuellement mes recherches personnelles et je sors des séries qui sont visibles sur mon site. Maitre Animal et Glass.

– Vous venez de remporter le Prix Presse, quel effet cela vous fait?

Beaucoup de plaisir et une sensation que mon travail a été compris et apprécié. De plus lorsque l’on vous dit que les journalistes ont été unanimes, ce plaisir est décuplé !

Ça donne un coup de boost et me conforte dans l’idée de continuer dans mes travaux artistiques.

– Comment êtes-vous installé? Vous avez un atelier, vous avez une équipe?

Je me déplace beaucoup chez les clients, entreprises.

Je travaille également chez moi. Un atelier – bureau est en préparation dans la maison.

Ma cuisine est mon également mon labo !

Quels sont vos projets? Comment envisagez-vous le futur à présent?

J’ai d’autres expos à venir, d’autres projets photo dans la tête. Ce prix gagné n’est pas une finalité et je continue de travailler. Ensuite si cela peut m’ouvrir de nouvelles portes c’est avec plaisir que je les franchirai !

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire 2018

9ème édition La Cuisine du bonheur

Sous le parrainage de Régis Marcon

Les lentilles d’or sont les prix remis aux photographes Lauréats

 

 

 

 

 

 

Le Grand Prix

 

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire. Remise des trophées Lentilles d’Or FIPC 2018 Bibliothèque nationale de France.

Crédit Photo JL Vandevivère

 

 

 

 

 En images, la cuisine du bonheur selon Elodie Petit:

 

 

 

                    

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre avec Elodie Petit

 

 

Bonjour Elodie Petit, pouvez-vous nous parler de vous de votre formation, votre parcours?

J’ai fait une école de photographie sur les conseils de Lucien Clergue que j’avais eu la chance de rencontrer lorsque j’étais encore en terminale. L’école Icart Photo proposait une formation en 3 ans. À la sortie de l’école j’ai démarré la photographie automobile.

 

– Vous voulez bien nous raconter votre première photo?

 J’ai fait ma première photographie à l’âge de 5 ans avec le Polaroïd de mes parents qui l’utilisait pour les repérages qu’ils faisaient en événementiel. Je faisais des mises en scènes avec mes poupées et mes animaux (chiens et chat).

– Comment devient-on photographe culinaire?

Je suis devenue photographe culinaire par hasard.

Je faisais des photos de 4×4 pour Lada et au salon de l’automobile. J’ai rencontré par hasard Nicolas Lecoeur PDG d’un traiteur parisien qui venait de naître à l’époque (Fleur de mets). En voyant les photos que j’avais dans ma carte mémoire ce soir là il m’a dit aimer ma façon de raconter des histoires. Il m’a proposé de faire les photos de la carte été de ce traiteur.

Je lui dois beaucoup car il m’a donné ma chance alors que je n’avais pas d’expérience.
 

 

 

– Quelle est, et quelle a été  la place de la photo dans votre vie

Essentielle. Après mes premiers Polaroïd, j’ai vu un gorille dans la brume avec Sigourney Weaver et j’ai su dès la fin du film que je voulais devenir photographe et faire des images jusqu’à mon dernier jour comme elle.

 

 

– Qu’est-ce qui vous inspire en général?

Ce qui m’inspire le plus ce sont les gens passionnés et ce qui ressort de leur création. Ce qui m’inspire ce sont les rencontres et la diversité qu’elles apportent.

 

 

– Vous avez beaucoup exposé? Où peut-on voir votre travail?

 J’ai commencé à exposer l’année dernière avec le festival. Avant je ne me sentais pas légitime. J’avais peur de montrer mon travail en grand format. Jean Pierre Stéphan est un homme tellement encourageant et bienveillant qu’il m’a donné goût. J’ai exposé plusieurs fois depuis et ma prochaine exposition sera les week ends du 8 et 9 et 15 et 16 décembre à l’occasion du marché de noël des portes d’or (quartier de la goutte d’or paris 18 eme) 

 

 

– Que faites-vous actuellement?

Je travaille en tant que photographe culinaire indépendante pour des traiteurs et des restaurants ainsi que des marques de champagne.

 

 

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire. Remise des trophées Lentilles d’Or FIPC 2018 Bibliothèque nationale de France.

Crédit photo JL Vandevivere

 

 

– Vous venez de remporter le Grand Prix, quel effet cela vous fait?

Je suis extrêmement touchée. Je n’ai jamais remporté de prix et je suis particulièrement fière que ce soit ce jury de nombreuses personnalités que j’admire aient pu être touchées par mon travail.

– Comment êtes-vous installée? Vous avez un atelier, vous avez une équipe?

Je travaille le plus souvent chez les chefs directement dans leur labo ou je monte mon studio au plus près de leurs cuisines. Mais il m’arrive également de les recevoir chez moi ou j’ai un grand espace de travail et une cuisine familiale.

 

– Quels sont vos projets? Comment envisagez-vous le futur à présent?

 Je continue de travailler avec des traiteurs et des chefs, des pâtissiers. Je continue d’exposer aussi mon travail personnel sur la transparence. Et enfin, je vais commencer à réfléchir sur le thème du festival de l’année prochaine pour les 10 ans!

 

 

Découvrir l’artiste dans le cadre de l’exposition collective « Artistes de la Goutte d’Or », qui aura lieu au cours des deux prochains week-ends:

Samedi 8 et Dimanche 9 décembre 
Samedi 15 et Dimanche 16 décembre
de 14h à 20h

ATELIER ONE PLANET
38, rue Myrha
75018 Paris

 

 

Les participants à l’exposition sont des peintres, des dessinateurs, sculpteurs, photographes, mosaïstes, stylistes, créateurs de bijoux… Tous habitent et travaillent dans le quartier de la Goutte d’Or. L’association Portes d’Or, qui organise, est née de la volonté de rassembler ces artistes, de les faire se rencontrer et de permettre au public de découvrir leurs travaux.

 

 

http://elodiepetit.com/portfolio-item/a-travers/

 

 

 

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire. Remise des trophées Lentilles d’Or FIPC 2018 Bibliothèque nationale de France.

Crédit Photo JL Vandevivere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival International de la Photographie Culinaire 2017

8ème édition Gastronomie et Haute Couture

Sous le parrainage de Franck Sorbier et Christian Le Squer

Les lentilles d’or sont les prix remis aux photographes Lauréats

 

 

 

 

 

 

 

YeonJu Sung

Grand Prix 2017

Festival International de la Photographie Culinaire

8ème édition Thème Gastronomie et Haute Couture

Avec son « Alimentation à Porter », elle remporte deux prix

Dont le Grand Prix de la Photographie de l’alimentation

 

 

 

 

Photo 1 – Aubergine

Photo 2 – Ciboulette

Photo 3 – Lotus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour YeonJu Sung, pouvez-vous nous parler de vous de votre formation, votre parcours.

Bonjour. Je suis née dans une famille banale, tout à fait normale. Depuis toute petite, j’ai toujours aimé les habits, et j’ai souvent joué à dessiner des vêtements. J’aime l’art et la couture, mais j’ai choisi d’entrer dans une école d’art car on m’a dit que dans une école de couture je ne pourrais pas peindre, et moi, je voulais peindre. Ce faisant,  la couture me manquait. Et comme j’étais toujours attirée par la couture sans vouloir en faire mon métier, je me suis dit que j’allais me mettre à la couture d’ habits éphémères.

 

Pouvez-vous nous parler de votre première création?

Ma première oeuvre est une pomme en peinture à l’huile. Je voyais toujours ma mère éplucher des pommes. Une fois j’ai peint une des ses épluchures de pomme au fil ininterrompu, j’en ai fait une robe. C’était en troisième année universitaire, début de personnalisation du travail des étudiants.

 

 

C’est comme ça que vous en êtes venue à utiliser la nourriture?

Oui, parce que je voulais faire de la mode éphémère. J’ai donc pensé aux aliments.

 

 

Nous avons abordé la peinture et la couture, quelle est la place de la photo dans tout ça?

Je voulais montrer des objets réels, sans peinture et puisque les aliments sont éphémères la photographie est  un bon moyen pour les immortaliser. Alors j’ai décidé de faire de la photo. C’était en 4ème année. La photographie n’était pas au programme, je m’y suis mise moi-même, je suis autodidacte.

 

 

Qu’est-ce qui vous inspire en général?

Je vais très souvent au marché. Quand je voyage, je vais toujours au marché. Je suis très attentive aux objets et à leurs formes, réceptive quant à la disposition ou à la présentation des aliments. La nature dans l’assiette, moi je la perçois différemment.

 

 

Vous avez beaucoup exposé, où peut-on voir vos oeuvres?

Vous pouvez voir une de mes oeuvres au musée d’art contemporain de Hyundai en Corée du sud. J’ai utilisé de la peau de banane pour cette création.

 

 

Que faites-vous actuellement?

Je suis en train d’explorer une nouvelle piste qui consiste à poser de la nourriture sur le corps, car il y a un effet de corrélation corps/nature, et ça donne quelque chose de différent de poser de la nourriture sur de la matière vivante plutôt que sur un mannequin en plastique.

 

 

Vous venez de remporter deux prix, quel effet cela vous fait?

 

Je suis vraiment très heureuse, et je ne m’y attendais pas du tout. Mon agent m’a beaucoup poussée à participer à ce festival. C’est elle qui s’est occupée de tout quand elle a vu que le thème me correspondait. Moi j’étais plutôt méfiante, car je me posais beaucoup de questions. Une fois convaincue, je lui donné carte blanche.

 

Quels sont vos projets? Comment envisagez-vous le futur?

Je n’ai pas de projet particuliers.  Je poursuis mon travail. Je prends la vie comme elle vient.

 

Comment êtes-vous installée là-bas en Corée du Sud, vous avez une équipe?

Non, je travaille en solo dans mon atelier d’une vingtaine de mètres carrés.

 

On peut dire que vous êtes comblée, à moins que la peinture et la couture ne vous manquent.

Je pratique toujours  la peinture en hobby. Quant à la couture, ne l’ayant jamais réellement pratiqué ça ne manque plus tellement.